j’ai tenté le guerisseur ou docteur quack-quack

 

 

Siquijor, ile mystérieuse des guérisseurs et du vin de cocotier: dans le village montagneux de San Antonio, je me fais conduire auprès d’un guérisseur sur le bord de la route; il me fait savoir par sa femme qu’il refuse les journalistes ou interviews.-« je viens pour des soins »-je dis. On me fait entrer dans la maison.

cabinet du guerisseur, sur la petite table, des bouteilles d'alcool de cocotier

cabinet du guerisseur, sur la petite table, des bouteilles de vin de cocotier

Le guérisseur me parait vieux et en mauvaise santé: amaigri, visage fatigué et émacié, édenté, coiffé d’une casquette, il est assis sur un banc pres de la fenetre à jalousie et regarde ostensiblement dehors ; visiblement, il a du mal à se mouvoir et à bouger les épaules. Sa femme et sa fille l’assistent: ttes 2 sont cleans avec de tres beaux visages intéressants, l’une d’elles fume le cigare. Le guérisseur est plus captivé par ce qui se passe dehors ( entrainement de coqs de combat sur la route) que par mon cas. Je m’assois face à lui sur un tabouret, il fait sombre: de près, il est assez crasseux, avec les mains sales aux ongles longs et noirs, les dents jaunis (surement le vin de cocotier, on en consomme pas mal sur l’ile et ça jaunit les dents)  . Sans me regarder, il saisit ma main gauche et prend le pouls, puis la droite oú il s’attarde et déclare qu’il y a un probleme: le pouls n’est pas bon á droite ??? C’est ennuyeux et peut réveler un probleme sousjacent. Bigre… Le dialogue est difficile car il parle un dialecte local: il faut plusieurs traducteurs, sa fille, ma bru, mon fils. C’est grave, Dr? Pas vraiment finalement, je crois comprendre. Il faut un traitement: avec un liquide tiré d’une fiole, il fait une croix sur le sommet de mon crane, du plexus et au milieu du dos; á chaque fois, il souffle lentement dessus et ça sent l’alcool ( le vin de cocotier, je suppose).

fumigation

fumigation

Apres, il faut faire une fumigation que j ‘attends patiemment: des feuilles entrecroisées sont placées sous mes plantes de pied et le bas ventre et une cocotte fumante est posée sous mon tabouret, puis je suis enveloppé d’une grande serviette pour conserver un max les fumées. D’oú vient cette disharmonie des pouls? Cela semble inquieter Amor? Peut etre d’un mauvais sort, semble-t-il!!!Comment, á quelle occasion? Peut etre en me promenant (je me promene beaucoup-il est vrai, tout le monde le sait), ai-je dérangé ou profané quelques lieux sacrés ou encore montré du doigt un lieu sacré ou quelqu’un (aux phils c’est irrespectueux de montrer  du doigt quelqu’un ou un endroit sacré comme le Balate Tree par ex, on peut etre frappé de sort). Il me faut encore faire l’acquisition d’une amulette á porter toute ma vie pour me proteger des esprits démoniaques. Pour la somme de 1000p ( 17eurs) je joue le jeu jusqu’au bout et choisis le coeur parmi 3 objets dont une croix; á porter á la ceinture. Seulement 100p pour la consultation du doc quak-quak (ou wak_wak). Nous disons au revoir et merci: Dr quack-quack nous regarde toujours á peine. Interdiction de se laver pendant 36h, je vais sentir le jambon fumé. J’étais venu pour des maux de tete, je suis migraineux; le guérisseur ne vous demande pas la raison de votre visite, on vous dit juste que les maux doivent partir avec le mauvais sort. En fait si les mauvais sorts s’en vont, les maux s’en vont aussi , c’est simple.

Je me doutais  bien que de me promener cela finirait par me jouer un mauvais tour (sort). 24h apres, je me sens beaucoup mieux:  je vous tiens au courant et si cela se confirme, je donnerais l’adresse à ceux que cela intéresse!!!

En fait 2 ans après, je suis toujours migraineux; désolé, enfin j’aurais tenté.

docteur quack-quack=guérisseur (pop.)

SIQUIJOR

Arrivée sur SIQUIJOR le 22/02 à 23h via la ville de Larena par roro (un car-ferry petit et lent , roll-on et rool-off en anglais ou roulier en francais ) . Arrivons vers 24h à notre couchage le Diamond of Siquijor. Pourquoi Larena, ville au nord de Siquijor?: notre navette oceanjet de 17h 45 pour Dumaguete a été annulée, panne de moteur pour une durée indéterminée. Prenons rapidement la décision de changer de destination  et de nous rendre sur Siquijor, paradis des medecin-men, par le bateau de 20h, voyage effectué par un calme plat total. Les imprévus font partie du voyage.

Roro pour Larena de nuit: possibilité couchettes!!

Notre chambre au Diamond ( hébergement neuf de 3 chambres, sommes seuls et quiets ) est à 10 pas de la côte, et à 2kms de la capitale: pas de plage vraiment ou seulement à marée basse; chaque matin, ptit dej face à la mer avec une petite brise, tout cela à prix doux (nuitée 600p/2). Nos enfants nous rejoindront le 23 au soir par avion et navette pour quelques jours.

rencontre : j’adore cette photo, en 2 secondes les gosses ont pris la pose

le 23/02, nous partirons en reconnaissance en moto dès le matin: visite de Siquijor town , la capitale de 1400 hab ( joli marché et vieille église ); puis pousserons une pointe à travers la montagne et la fôret dense jusque aux environs de Campalanas afin d’admirer le Balete tree, vieil arbre vénérable. Retour par la cote et San Juan avec un beau temps nuageux.

le Balete tree, arbre vénérable et sacré, un banyan centenaire ?

le Balete tree, arbre vénérable et sacré, un banyan centenaire ?

plage vers San Juan

plage vers San Juan

 

le 24/02 temps clément, nous ne changerons pas d’endroit. La plupart des autres couchages de l’île sont complets!!!. Le trafic routier étant réduit, notre mode de déplacement sera la moto 125cc automat; à faire: plages, chutes d’eau, grottes, sources, vieilles églises espagnoles, et…repos.

promenade dans une mangrove

promenade dans une mangrove

Départ avec les jeunes vers Larena et au delà sur la plage de Sandugan: plage un peu courte et peu de fond. Bon déjeuner à la Casa de Playa.

Le lendemain, temps couvert et pluvieux, un brin frais. Tentons une sortie vers l’ouest direction Solangon et la plage de Paliton. Puis arrêt au JJ’s Cafe pour déjeuner directement sur la plage: bel emplacement, bonne cuisine, personnel sympa. Nous n’irons pas plus loin avec le mauvais temps. Au retour, nous nous ferons un bon thé chaud.

jj'ss café directement sur la plage

jj’ss café directement sur la plage

 

Le 26- temps moyen, pas de pluie: faut en profiter. Apres un arrêt chez le guérisseur, run en moto vers le magnifique couvent de San Isidro dans la région de Lazi; à l’église voisine, nous assisterons à des mariages à la chaîne, c’est pas banal.

couvent espafnol vers Lazi

couvent espagnol vers Lazi

 

intérieur du couvent

intérieur du couvent de Lazi

Piquenique au bord des cascades de Cambugahay; finirons la journée sur la plage sauvage de Kagusuan. En soirée, retour des nuages.

les chutes de Cambugahay

les chutes de Cambugahay

Le 27- temps bouché, pluies abondantes!!! devons prendre la navette de 12h au port de Siquijor pour Dumaguete (Negros) et remonter progressivement les jours suivants vers le nord. Vu sur le net une grosse dépression sur tout le pays. Enfin, Siquijor, on a adoré. Vie paisible, population accueillante, prix doux. On vous recommande l’endroit.

EASY RIDER 200KMS SUR BOHOL

Le 21/02-Trajet: Panglao-Tagbilaran-Loay-Loboc-Carmen-Sagbayan-Balilihan-Corella-Tagbilaran-Panglao, en moto, illustré en photos. Facile de se déplacer en moto, peu de circulation lors de notre passage

les chocolates hills vers Carmen

les chocolates hills vers Carmen

rizière en bord de route

rizière en bord de route

carabao au travail, buffle d'eau, animal placide mais puissant

carabao au travail, buffle d’eau, animal placide mais puissant

les Sagbayan Peaks

les Sagbayan Peaks

tarsier au parc de Corella

tarsier au parc de Corella

 

Vers BOHOL et PANGLAO

le 18/01/2011- nous voilà sur l’île de BOHOL, vers Alona beach sur Panglao exactement, apres un long voyage; avons opté de résider à la VILLA BELZA, bien connue, tenue par un couple franco-pinoy, constructions natives autour d’une piscine,  un ensemble assez réussi.

villa Belza

villa Belza au petit matin. 6h 30.

 

 

Alona beach

Alona beach, pas foule vraiment.

le19/02- piscine à 6h30 pour  moi, tranquille; trainons un peu: conversations  avec les voisins, courrier, lessive; puis découverte à pied des environs. Alona est réputée pour la plongée: nombreux centres de plongée qui attirent du monde et je craignais le pire comme à Boracay; mais au contraire pas tant de monde que cela, peu de fautes de goût dans la construction, assez sympa, jolie plage blanche, un peu courte parfois; le coût de la restauration et de l’hébergement reste assez élevé, tourisme oblige…mangeons aussi filipino pas cher et rapide: ragout de foie et coeur de volailles+riz , miam ( 85 centimes d’euro chacun ). Retour à la villa Belza. Nous avons du mal à nous sentir à l’aise ici malgré le cadre super; avons rencontré Helmuth un gros bavarois tatoué, mais l’air sympa, il tient une guesthouse pas loin, on va  déménager surement. Apres-midi consacré à du repos puis autre ballade : rencontrons dans la guesthouse de Tata (une filipina gérante  pour un munichois) deux jeunes européens, une hollandaise et un allemand, finissant leur cursus à Singapour; nous montons un plan pour demain: partager le coût du bateau du mari de Tata pour aller au large voir les dauphins, se rendre au sanctuaire marin de BALICASAG pour les poissons et finir par la petite Virgin island et son banc de sable blanc. Le soir , nous retrouvons nos jeunes sur Alona pour prendre un pot et préciser les derniers détails: demain départ 6h, il faut se coucher de bonne heure.

bars et restaurants à Alona beach

bars et restaurants à Alona beach

le 20 : reveil 5h, Tata vient nous chercher avec sa moto, puis départ vers 6h30 avec Mika et Bernhart avec une belle banka repeinte à neuf; temps maussade, assez couvert, mer un peu agité; nous ne sommes pas seuls: une quarantaine de bateaux s’agitent dans tous les sens pour essayer d’apercevoir quelques malheureux dauphins adultes, c’est assez consternant; au bout d’un certain et long temps, à notre demande, notre boatman change de cap, nous nous éloignons. Notre captain cherche quelque chose en scrutant la mer, mais quoi. Tout à coup tout se précipite: nous apercevons un whale-shark-enfin son aileron surtout- ou requin-baleine – animal innofensif mais imposant (la mer formée nous empechera de l’apprecier pleinement); puis plus tard à volonté, de grands groupes de jeunes dauphins joueurs. Enfin, direction  le sanctuaire marin de Balicasag : là, c’est noir de bateaux, le métro de Manille à 5h du soir; ça sent le business , le tiroir-caisse et l’attrappe-couillon. Cela barbote dans tous les sens, certains savent à peine nager, les chaussures et les palmes raclent le sol et le corail; on peut se poser la question du respect de l’écosystème dans ce sanctuaire marin. C’est bien attristant encore une fois. La richesse et diversité de la faune et flore marine le long du tombant chassent  la mauvaise impression générale: bancs de carangues et autres espèces nous entourent et viennent manger du pain à même la main comme… les pigeons de ville!!Pas de photos, je n’ai pas pris mon appareil de crainte des embruns.

En fait, il faudrait demander au boatman de s’arrêter de l’autre côté de l’île de Balicasag, c’est mieux et au calme pour le snorkeling, nous l’apprendrons par la suite. Plus tranquille sera notre promenade sur Virgin island, ilot de sable sortant juste des eaux; le soleil se montre et il fait tout de suite très chaud: la pauvre Mika avec sa peau blanche en souffre et doit se protéger; cette fille qui a fait polytechnique en France parle un français remarquable; Bernhart est ingénieur en mécanique, que du beau monde! nous nous séparerons en échangeant nos e-mails.

Dans l’apres-midi, nous nous installons chez Helmuth et Evelyn, 30 degrés à l’ombre; Helmuth, le bavarois tatoué, parle anglais avec un délicieux accent bavarois: je le comprends très bien; c’est assez basique: Helmuth , je voudrais une chambre – no problem, tu veux une chambre, Helmuth t’en donne une ; Helmuth, je prends la chambre demain dans l’après-midi – no problem, tu arrives, je te reçois; Helmuth, je pourrais avoir une moto – no problem, tu veux une moto, Helmuth t’en prêtes une, it’s ok ( je n’invente rien ). Helmuth a de bons tarifs: chambre +petit dej +moto= 1300p soit 22eur . Demain, la moto, elle va turbiner à ce tarif. Mais Helmuth quand il a bu, il beugle toute la nuit de sa grosse voix de bavarois, alors il vaut mieux ne pas être dans les parages si on veut passer une bonne nuit.

le 21- tournée sur l’ile de Bohol: encore une bonne journée. Pas de regret.

Le 22/02- avons projeté de partir en soirée vers Dumaguete (NEGROS) pour y dormir et visiter la ville le lendemain: elle a bonne réputation. Profitons des derniers instants sur Panglao pour visiter Dumaluan, la plus belle plage de l’endroit. Ne pas hésiter à s’éloigner d’ Alona pour découvrir des coins moins fréquentés.

plage de DUMALUAN sur Panglao

Nous marchions sur la plage, désertée, quand une jeune chinoise solitaire s’approche de nous: en anglais, elle nous demande de la photographier avec la plage sous plusieurs angles; puis, tout à coup, elle se met à nous parler en francais; surprise, c’était une francaise d’origine chinoise: elle était là pour affaires et cherchait des fournisseurs; sa spécialité: le bijou fantaisie; elle tenait un magasin rue du temple à Paris. Vraiment le monde n’est pas grand. Nous passerons la soirée ensemble.

Cartes de Mindoro et Visayas

Ci-joint cartes pour vous donner quelques reperes des endroits traversés: Boracay, Carabao, Tablas, Romblon, Mindoro, North Pandan island, Batangas, Panay, Negros, Bantayan island, Cebu, Bohol et Panglao isl et bientot Siquijor…..amusez-vous bien!!!

Mindoro, Tablas, Carabao

Mindoro, Tablas, Carabao

Negros, Cebu, Bantayan

Negros, Cebu, Bantayan

 

J’ai tente pour vous la medecine philippine

Il y a 10 jrs environ, je découvrais à la base de ma main gauche un petit point rouge cerné d’une rougeur insignifiante: origine inconnue, sans symptome, pas de douleur, pas de prurit….Cela faisait penser à une écharde. Quelques jours +tard, tableau clinique inchangé; j’étais malgré tout étonné de la persistence des signes. Il y a 2 jrs, évolution vers l’aggravation: augmentation de la surface des lésions, puis apparition d’un liseret rouge dm 2cm entourant une zone plus claire ( type maladie de LYME ) toujours peu de symptomes: absence de douleurs et démangeaison; puis dans les 12h suivantes apparition d’une 2eme tache. Là, inquiétude et photo pour immortaliser les troubles pour l’institut Pasteur ( joke ). Obligation de consulter.

paume le jour de la consultation

paume le jour de la consultation

le 15/02 je me présente á la consultation du dispensaire municipal de Santa Fe á 8h, voisin du poste de police et de l’office de tourisme: locaux modestes, beaucoup de personnel féminin, peu de patients pour l’instant: -good morning, sir dit la fille à l’accueil – tout sourire . Je dis: – il y a un docteur, -no sir, pas pour le moment, elle arrive á 8h30 ; -ok, je dis, je vais attendre. Beaucoup de personnel, je me répete, mais qui fait quoi exactement ? difficile à dire, au moins tout le monde se marre (si en France on débauche dans les services de santé, ici on embauche, á pas faire grand  chose… mais ça crée  des petits revenus ). Bien sur, je cause la curiosité: -d’oú viens-tu?. France, je dis. – France?. -oui, je dis, tu connais? J’en doute, car ici, on connait surtout les U.S ou l’Australie… Puis viennent les questions habituelles:- tu es lá depuis longtemps? oú loges-tu? oú étais-tu avant? oú vas-tu apres?  La fille se marre toujours :- tu es infirmiere? je dis, pour passer aux choses sérieuses. Non, dit-elle et elle me montre du doigt l’infirmiere, assise á son bureau en face. je lui montre ma main gauche à mon aide-soignante, appellons-la ainsi: qu’en dis-tu? oh!!, what is that? – I d’nt know, je dis. – Oú as-tu attrapé ça?- I d’nt know, je dis en travaillant mon accent, splinter or insect’s sting, i d’nt know…? Elle pousse un papier vers moi:  – tu vas remplir un dossier= identité, provenance, age…je vais te prendre la tension, me dit-elle; j’étais content, car mon bon docteur francais ne me la prend jamais: 13-9, tu as une tension de jeune homme. On va te peser maintenant, dit-elle. De plus en plus content, je n’ai pas été pesé par un pro depuis 10 ans; balance massive des infirmeries  francaises des annés 1950, pesée éffectuée par une autre fille ( chacune sa spécialité sans doute ): 60 kg. Zut, j’ai perdu 3-4 kgs (mais ici, pas de souci: pas de beurre et creme, pas de vin et apero, peu de pain  et sauce; tu marches , tu transpires, et hop tu perds ton surpoids, plus efficace que weight watcher et moins cher; euh, pas sur, billet d’avion paris-manila=700e, quoique!!! )

Je demande quand arrive le docteur car le temps tourne: – elle est en retard,  me répond mon aide-soignante sympa au possible; ok, je vais faire un tour au turism-office à 20m à coté. – n’oublies pas de revenir; – no problem. La fille du tourisme m’apporte peu de nouveauté: je me plie au remplissage de la doc pour les statistiques. Retour au dispensaire, tjrs pas de docteur, la conversation reprend:- are-you married? yaya; – where is your wife? – elle est restée à l’hotel; -really; -ya; – tu as des kids? – euh, des kids… j’ai 2 garcons; – tu dois avoir des kids, ici, les blancs ils ont tous des kids; – euh…, j’ai juste 2 garcons, 35 et 29 ans;  – tu vis pas avec une philippina? – hindi , je fais  ( mais elle a l’air d’ en douter ); je décide de rentrer au Coucou bar pour tranquiliser mom,… je promets de revenir. Mom était en train de lire et n’avait pas vu passer l’heure. On revient tous les 2 à la consult et je fais: -my pinoy fiancee, en présentant mom; tout le monde vient la saluer: – ta femme est belle , garde-la, me dit mon aide soignante délurée; – o ho.

Je suis recu par l’infirmiere dans son bureau; elle m’apprend que la doctoresse est bloquée par le  »typhoon », -really? pas de typhoon en vue, plutot par la grosse mer. Ou encore elle avait préféré rester à la maison .  -« Je suis habilitée à te soigner;  il me faut gerer la consultation aujourd’hui » ( pratique commune en Suede ). Nouvel interrogatoire: where, when, how… Je ne sais pas ce que tu as, peut etre une allergie mais je te prescris une pommade à appliquer 3 fois/jour et je te donne 3 comprimés contre l’allergie, tu reconsultes dans quelques jours si ca ne progresse pas vers le mieux. – ok, c’est combien; – c’est gratuit mais tu peux faire un don, ce que tu veux, me dit-elle en me montrant une corbeille. Je dépose 150p dans cette petite corbeille et nous disons au revoir; quant à elles, elle nous souhaitent un bon séjour: »take care and enjoy ».

Un peu long, mais instructif: j’ai adoré ces instants passés avec ces filles. Médecine simple, efficace et pas chere et médicaments á l’unité ( impossible encore en France, pourquoi? ).Les infirmiers philippins ont une des meilleures formations au monde et sont très recherchés.

les dialogues ont été respectés autant que possible. o ho= oui , hindi ho= non en tagalog.

plage vers l'est

plage vers l’est

Tout rentrera dans l’ordre dans les jours suivant, mon infirmière avait surement raison. Maintenant à la plage…

VERS BANTAYAN ISLAND

Sinongtan beach, notre plage sur Carabao isl

le 13/02- avons quitté  Carabao island après avoir repris des forces chez  notre amie Helen,  direction Bantayan, ile paradisiaque une fois encore; partis à 6h du mat, nous arriverons à 18h 30 à Sagay sur Negros avec la nuit: c’est le tarif lors des déplacements; 5h30 pour faire 200km en bus sur un bon revêtement, soit 35 km/h de moyenne, impossible de faire mieux; pas mal d’arrêt aussi pour manger, car les pinoys mangent tout le temps; apres 2 jours de temps chaud, soleil et mer plate, de nouveau une pluie abondante sur Panay et Negros( rivières pleines à raz bord ). Dormons sur place à  Sagay,  dans l’établissement municipal propre, calme, vide et bon marché.

le 14- attendons au cybercafe de Sagay notre bateau retardé par une forte mer et profitons de cet instant pour essayer d’íllustrer ce blog à la demande de nos lecteurs, avec difficulté, car nous sommes débutants en +.

traversée mouvementée entre Sagay et Bantayan , mer forte et vomissures assurées

Traversée pittoresque (2h30 dans une bangka chargée jusqu’à la gueule de passagers et marchandises). Les pinoys ( philipins) ont une caractéristique: d’abord ils mangent juste avant le départ, puis dès qu’ils montent dans un transport, ils tombent dans un sommeil profond ou une léthargie protectrice??? bref, ils sont rapidement malades et ont la vomissure facile pour un peuple marin; cette fois-ci un 1/3 des passagers étaient malades; tout le monde s’entraide et à l’arrivée un coup de peigne et maquillage et ça repart. Finalement après un dernier transbordement au large,  arrivons sur Bantayan isl vers 14h et peu après au COUCOU bar tenu par le belge Denis (celui-ci est absent qque temps pour affaires);  sommes reçus comme des princes, ça aide de faire partie de la communauté routarde et de celle du Forum des voyageurs: chambre superbe, décorée avec gout et à prix doux. Pas de regrets d’avoir poussé jusque là: ambiance sympa, très familiale et amicale, île touristique mais pas trop. Santa Fe avec ses grandes avenues ombragées, aérées et propres garde une douce ambiance de village de province. Une grande plage l’entoure. Enfin, nous adorons: ici, il fait bon vivre ou séjourner en famille. Peu de trafic, de fait beaucoup de monde se déplace à pied ou vélo, c’est un vrai plaisir. Demain est un autre jour.

le petit dejeuner au Coucou bar, superbe.

le 15 et 16/02: l’ épisode consultation au dispensaire terminé, avons loué des vtt  pour suivre la cote vers le nord en espérant atteindre et visiter des grottes marines aux eaux claires et limpides sur le lieu-dit  TAMI-AO  .  Avons tourné longtemps autour sans vraiment trouver; il est très difficile d’obtenir des renseignements des locaux,(d’abord, tout le monde ne parle pas anglais, plutôt le dialecte local en campagne ) et beaucoup de philippins ignorent l’existence de curiosités géographiques ou historiques à 100m autour de chez eux, montrant peu d’intérêt pour leur passé; curieux, non ?? Promenade facile  de 5h car peu de dénivelé et routes ombragées très agréables. En soirée, pluie torrentielle pendant 10 mn. Sur le retour à Santa Fe, petit arrêt au glacier

le petit bonheur

le petit bonheur, glacier.

Si vous passez par là, arrétez-vous au glacier  » le petit bonheur » tenu par Eric un français, une mine en renseignements touristiques:  sa petite entreprise est tres réussie, la glace aussi. Vous passerez un bon moment en sa compagnie.

le 16, beau temps nuageux: nouvelle location de vtt pour aller vers l’ouest direction les cocoteraies et la mangrove de Nacikaran, cheminement ombragé à travers les plantations des cocotiers (le pays est gros producteur de coco et copra) pendant 3h.

sur le chemin de la cocoteraie

sur le chemin de la cocoteraie

Dans l’après-midi, nous faisons enfin la connaissance de Denis qui rentre d’un séjour sur CEBU, ce belge se montrera un homme adorable; nous serons soignés comme des coquelets en pâte, normal la spécialité locale étant l’élevage de volailles en batterie; il ira jusqu’à nous prêter sa moto pour visiter la capitale Bantayan (marché sympa-nombreux produits de la mer- et magnifique église espagnole) et aller à la banque.

une vraie chambre, un vrai lit

une vraie chambre, un vrai lit

Entre temps, nous croiserons notre premier thermomètre depuis notre arrivée: 28° à 20h. Voila, vous l’avez compris, l’ile de Bantayan, nous avons adoré. Nous vous recommandons le Coucou Bar si vous passez par ici. Prochaine destination: Bohol et Panglao.

Mangrove

Mangrove

intérieur de l'église à Bantayan

intérieur de l’église à Bantayan Town, havre de fraicheur

plage vers Santa Fe

plage vers Santa Fe

Vers MINDORO OCCIDENTAL et PANDAN ISLAND

Talipanan, le 1 fev

Quittons vers 10h30  la souriante Margie du MENGIE’s Resort pour monter dans le bateau du Caribbean Sea Transport qui s’est dérouté sur notre plage expres pour nous embarquer; Alex, un adorable et jeune allemand, voisin de chambre, nous salue longuement depuis la plage: direction le Mindoro occidental via Abra pour rejoindre l’ile de North Pandan Island tenu par un français. Pour commencer, nous sommes victimes d’une arnaque par le personnel du bateau qui nous facture le trajet avec une hausse de 75%, alors que le prix est affiché: c’est le tarif de l’année dernière me répond-on avec aplomb quand j’en fais la remarque. Faut pas se dégonfler, je fais une photo des tarifs, puis je joins le propriétaire par texto pour me plaindre (le portable, ça a du bon parfois et le texto est une spécialité des philippins), réponse du proprio:  »  im very sory sir,4 what my staf he did 2 you,i promise u,i tel them to give bk d’exces money,sory again sir ». Nous ne serons jamais dédommagés mais nous aurons tenté. Donc un conseil: ouvrir l’oeil. Cette liaison Puerto G – Abra de Ilog est assez peu décrite par les guides et permet de lier le Mindoro oriental à M occidental, liaison impossible par les terres faute de route-en raison d’une énorme masse montagneuse. Pour prendre le bateau, rendez vous au port de Balatero.                                     Débarquement sur le ponton d’Abra de Ilog assez musclé en raison d’une forte houle. Le reste du trajet est assez paisible: magnifique paysage,vertes rizieres à volonté ( les philippins sont gros consommateurs de riz) puissantes rivières emportant les routes, et nombreux buffles d’eau appelés ici tamaraws.

embarquement dans le bus pour Sablayan

embarquement dans le bus un peu fatigué pour Sablayan

Rejoignons  la ville de Sablayan par van et bus vers 16h, puis l’ile de Pandan à quelques encablures au large.

lors de la traversée vers Pandan Isl avec des compagnons de voyage

Le paradis n’existe plus mais il en reste quelques morceaux sur terre et Pandan isl en fait partie: petite ile aux cottages indigènes disséminés dans la vegétation, cocotiers et plage de sable blanc.

Pandan Island au petit matin

Pandan Island au petit matin

Le soir, buffet à volonté obligatoire – c’est le principe- copieux, grand choix, pas très raffiné pour 450 pesos; dans la journée quartier libre. Nombreux français, des habitués,  expats de Chine en vacances, et autres occidentaux. Pandan isl est le point de départ pour APO REEF, une des plus belles barrières de corail au monde dit-on, propice à la plongée pour avertis et au snorkelling: située à 2h de navigation, nous ne la verrons jamais. Un peu trop éloignée.

North Pandan Island, 2/02 beau temps nuageux; commencons la journée par un solide american breakfeast ( café,tartines, jambon, oeufs, fromage) pour tenir une bonne partie de la journée; essayons de faire le tour de l’ile sans succès: trop de végétation par endroit ou rochers trop coupants alors que l’ile est minuscule, puis snorkelling [ baignade avec masque et tuba ]; observons de nouveaux spécimens de poissons colorés et de belle taille, nous ne croiserons pas les tortues pourtant assez nombreuses en principe. Christine restera sur la plage, interdiction de se baigner: elle se remet progressivement de ses brulures . Je vous l’ai caché: nous avons versé dans une ornière en moto sur les chemins de Romblon et sa jambe a porté sur le pot d’échappement brulant car ici le hot pipe est rarement protégé. C’est à nous  de nous protéger, pantalon long recommandé et chaussures de rigueur. Je n’étais pas fier; enfin entre les bonnes mains de notre amie Gisele, son infirmière attitrée, elle est sur la voie de la guérison.

sur la voie de la guérison

Faute de cash ( pas de banque au coin de la rue, le 1er distributeur est à San José à 50km et pas mal d’heures ) nous décidons de repartir tomorow,  pourtant le quartier nous plait bien: beaucoup de jeunes backpackers francophones, sympas avec les anciens de notre race, échangeons des souvenirs et de bons plans autour d’un verre, dont la fameuse biere san miguel des philippines.

le 3/02, levés de bonne heure sans mal (il fait jour à 5h30-6h) car le bateau pour nous ramener à terre est commandé pour 8h; le secretariat  commettra  plusieurs erreurs incompréhensibles dans les facturations – un conseil donc, verifiez les notes car les érreurs sont fréquentes- nous démarrerons  la journée en retard; puis nous louperons le bus de 9h parti 10 mn en avance ( les horaires filipins sont souvent fantaisistes: les bus ou bateaux peuvent partir 10 mn en avance parce qu’ils sont pleins ou 1/2 heure en retard pour une raison ignorée ), prenons le bus (en compagnie de quelques mangyans en pagne) finalement á 10h 30.

beauté locale

beauté locale

A savoir qu’un bus s’arrete á la demande, par exemple tous les 50m si nécessaire: donc avec les nombreux arrets, l’ état des routes et des pistes, le riz ou la noix de coco qui sechent sur l’asphalte, les chevres, les chiens, les enfants autour des écoles…, il faut compter sur une moyenne horaire de 25 km/h environ, maximum. Finalement, notre bus bien que fatigué ( il y avait des trous dans le plancher et les vitesses passaient mal ) rattrapera quelque peu notre retard et nous grimperons sur notre car-ferry vers 14h30 ( pour changer de mode de locomotion ) destination Batangas que nous toucherons vers  17h  apres une traversée calme.  BATANGAS= gros  port passagers et marchandises au sud de Manille; point de départ de ferries pour de nombreuses destinations.

La nuit arrivant rapidement, il nous faut prendre une décision sur notre destination : au final, nous filerons en van privé vers Tagaytay et logerons chez Euffel, un modeste hébergement non loin de l’artère principale assez bruyante. Tagaytay est perché à plus de 600m d’altitude et domine le volcan et le lac Taal, il y fait frais; lieu de villégiature de la classe aisée de Manille qui vient y rechercher la fraicheur . On y trouve aussi beaucoup de fleurs, plantes et légumes grace aux conditions climatiques.

marchand de fleurs

Nous visiterons la ville et les bords du lac et le temps restant couvert , nous apercevrons de loin le volcan Taal dans une écharpe de brume.

grisaille sur le Taal

La fin du voyage approche pour nos deux amis, dans quelques jours nous les raccompagnerons à l’aéroport après une dernière journée dans le quartier moderne de Makati. Le Sunette Tower dans Durban street nous hebergera tous les quatres et nous irons prendre un cocktail au Shangri-la, le plus bel établissement de Makati, cocktails servis par de magnifiques créatures habillées de longues tenues de reve; ambiance détendue, tenue décontractée tolérée, je vous le recommande; c’est à tenter.

nos amis traversant Makati avenue , une dernière fois