Vers MINDORO OCCIDENTAL et PANDAN ISLAND

Talipanan, le 1 fev

Quittons vers 10h30  la souriante Margie du MENGIE’s Resort pour monter dans le bateau du Caribbean Sea Transport qui s’est dérouté sur notre plage expres pour nous embarquer; Alex, un adorable et jeune allemand, voisin de chambre, nous salue longuement depuis la plage: direction le Mindoro occidental via Abra pour rejoindre l’ile de North Pandan Island tenu par un français. Pour commencer, nous sommes victimes d’une arnaque par le personnel du bateau qui nous facture le trajet avec une hausse de 75%, alors que le prix est affiché: c’est le tarif de l’année dernière me répond-on avec aplomb quand j’en fais la remarque. Faut pas se dégonfler, je fais une photo des tarifs, puis je joins le propriétaire par texto pour me plaindre (le portable, ça a du bon parfois et le texto est une spécialité des philippins), réponse du proprio:  »  im very sory sir,4 what my staf he did 2 you,i promise u,i tel them to give bk d’exces money,sory again sir ». Nous ne serons jamais dédommagés mais nous aurons tenté. Donc un conseil: ouvrir l’oeil. Cette liaison Puerto G – Abra de Ilog est assez peu décrite par les guides et permet de lier le Mindoro oriental à M occidental, liaison impossible par les terres faute de route-en raison d’une énorme masse montagneuse. Pour prendre le bateau, rendez vous au port de Balatero.                                     Débarquement sur le ponton d’Abra de Ilog assez musclé en raison d’une forte houle. Le reste du trajet est assez paisible: magnifique paysage,vertes rizieres à volonté ( les philippins sont gros consommateurs de riz) puissantes rivières emportant les routes, et nombreux buffles d’eau appelés ici tamaraws.

embarquement dans le bus pour Sablayan

embarquement dans le bus un peu fatigué pour Sablayan

Rejoignons  la ville de Sablayan par van et bus vers 16h, puis l’ile de Pandan à quelques encablures au large.

lors de la traversée vers Pandan Isl avec des compagnons de voyage

Le paradis n’existe plus mais il en reste quelques morceaux sur terre et Pandan isl en fait partie: petite ile aux cottages indigènes disséminés dans la vegétation, cocotiers et plage de sable blanc.

Pandan Island au petit matin

Pandan Island au petit matin

Le soir, buffet à volonté obligatoire – c’est le principe- copieux, grand choix, pas très raffiné pour 450 pesos; dans la journée quartier libre. Nombreux français, des habitués,  expats de Chine en vacances, et autres occidentaux. Pandan isl est le point de départ pour APO REEF, une des plus belles barrières de corail au monde dit-on, propice à la plongée pour avertis et au snorkelling: située à 2h de navigation, nous ne la verrons jamais. Un peu trop éloignée.

North Pandan Island, 2/02 beau temps nuageux; commencons la journée par un solide american breakfeast ( café,tartines, jambon, oeufs, fromage) pour tenir une bonne partie de la journée; essayons de faire le tour de l’ile sans succès: trop de végétation par endroit ou rochers trop coupants alors que l’ile est minuscule, puis snorkelling [ baignade avec masque et tuba ]; observons de nouveaux spécimens de poissons colorés et de belle taille, nous ne croiserons pas les tortues pourtant assez nombreuses en principe. Christine restera sur la plage, interdiction de se baigner: elle se remet progressivement de ses brulures . Je vous l’ai caché: nous avons versé dans une ornière en moto sur les chemins de Romblon et sa jambe a porté sur le pot d’échappement brulant car ici le hot pipe est rarement protégé. C’est à nous  de nous protéger, pantalon long recommandé et chaussures de rigueur. Je n’étais pas fier; enfin entre les bonnes mains de notre amie Gisele, son infirmière attitrée, elle est sur la voie de la guérison.

sur la voie de la guérison

Faute de cash ( pas de banque au coin de la rue, le 1er distributeur est à San José à 50km et pas mal d’heures ) nous décidons de repartir tomorow,  pourtant le quartier nous plait bien: beaucoup de jeunes backpackers francophones, sympas avec les anciens de notre race, échangeons des souvenirs et de bons plans autour d’un verre, dont la fameuse biere san miguel des philippines.

le 3/02, levés de bonne heure sans mal (il fait jour à 5h30-6h) car le bateau pour nous ramener à terre est commandé pour 8h; le secretariat  commettra  plusieurs erreurs incompréhensibles dans les facturations – un conseil donc, verifiez les notes car les érreurs sont fréquentes- nous démarrerons  la journée en retard; puis nous louperons le bus de 9h parti 10 mn en avance ( les horaires filipins sont souvent fantaisistes: les bus ou bateaux peuvent partir 10 mn en avance parce qu’ils sont pleins ou 1/2 heure en retard pour une raison ignorée ), prenons le bus (en compagnie de quelques mangyans en pagne) finalement á 10h 30.

beauté locale

beauté locale

A savoir qu’un bus s’arrete á la demande, par exemple tous les 50m si nécessaire: donc avec les nombreux arrets, l’ état des routes et des pistes, le riz ou la noix de coco qui sechent sur l’asphalte, les chevres, les chiens, les enfants autour des écoles…, il faut compter sur une moyenne horaire de 25 km/h environ, maximum. Finalement, notre bus bien que fatigué ( il y avait des trous dans le plancher et les vitesses passaient mal ) rattrapera quelque peu notre retard et nous grimperons sur notre car-ferry vers 14h30 ( pour changer de mode de locomotion ) destination Batangas que nous toucherons vers  17h  apres une traversée calme.  BATANGAS= gros  port passagers et marchandises au sud de Manille; point de départ de ferries pour de nombreuses destinations.

La nuit arrivant rapidement, il nous faut prendre une décision sur notre destination : au final, nous filerons en van privé vers Tagaytay et logerons chez Euffel, un modeste hébergement non loin de l’artère principale assez bruyante. Tagaytay est perché à plus de 600m d’altitude et domine le volcan et le lac Taal, il y fait frais; lieu de villégiature de la classe aisée de Manille qui vient y rechercher la fraicheur . On y trouve aussi beaucoup de fleurs, plantes et légumes grace aux conditions climatiques.

marchand de fleurs

Nous visiterons la ville et les bords du lac et le temps restant couvert , nous apercevrons de loin le volcan Taal dans une écharpe de brume.

grisaille sur le Taal

La fin du voyage approche pour nos deux amis, dans quelques jours nous les raccompagnerons à l’aéroport après une dernière journée dans le quartier moderne de Makati. Le Sunette Tower dans Durban street nous hebergera tous les quatres et nous irons prendre un cocktail au Shangri-la, le plus bel établissement de Makati, cocktails servis par de magnifiques créatures habillées de longues tenues de reve; ambiance détendue, tenue décontractée tolérée, je vous le recommande; c’est à tenter.

nos amis traversant Makati avenue , une dernière fois

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