Retour à PUNDAQUIT: ZAMBALES et LINGAYEN

Le 11 dec, apres quelques jours dans le quartier de Makati, nous prenons la route vers le nord, direction Pundaquit. Nous connaissons le chemin déja, emprunté il y a quelque mois. Pour aller au terminal des bus, nous tenterons pour changer le metro: il existe 3 lignes de metro  , plutot aeriennes  et à petit cout, compter 15 pesos (0,25e) pour traverser la ville, mais souvent bondées; nous prendrons le LRT direction Monumento.

Départ de Caloocan vers 12h, avec le bus de la Victory Liner, apres avoir tourné-viré, s’etre arretté pour différents casse-croutes et connexions nous arrivons á San Antoño vers 15h30, encore 5mn de tricycle pour atteindre la plage de Pundaquit sous le soleil enfin revenu. Et là…désolation, l’hébergement de notre américain Kevin  (et la plage en general) avait ete ravagé par un coup de tabac au mois de novembre: K était entrain de restaurer ses paillotes,  des détritus jonchaient encore la superbe plage; et pour clore le tout, nous étions cernés par le karaoké beuglant du voisin et un chantier bruyant mitoyen (un japonais avait décidé de surélever un batiment pour créer… un restaurant de sushi, étrange idée pour un village de pecheurs, peu touristique)

plage de Pundakit

Voila comment un lieu sympa peut tourner au cauchemar ou presque: aux Philippines, les choses changent vite (un coup de vent, un coup de mer, un changement de proprio… et hop…): bien qu’ il ne restait plus que 1 porte sur 3 aux douches communes, nous prendrons malgré tout possession de notre nipa hut. La mer nous offrait de superbes rouleaux… et le soleil était là.

C’est là que nous ferons la connaissance de Paulo (nous l’avions deja croisé en mars 2011): chaque jour, Paulo arrivait torse nu et mal rasé dans son pick-up au Sun & Surf resort de Kevin.

Paulo était tres bavard, il avait un fort accent étonnant, il parlait anglais en roulant les rrr. » D’où viens-tu Paulo? »-je lui demande. Ainsi, je saurais la vie de Paulo qui ne demandait que ça…

Paulo était né en Egypte, d’origine italienne, et y avait vécu; en fait il parlait anglais avec un accent egyptien. Il s’était marié 3 fois: la 1ere fois, ça a tenu 1mois et demi, la 2eme fois un an et demi, la troisieme fois il a épousé une filipina et ça dure depuis 15 ans et demi ( Paulo etait tres attaché au mot demi ). Il parlait un excellent tagalog-avec son accent d’Egypte. Et tres bien le français aussi. Il savait tout sur tout ou peu sur pas grand chose, ce qui était parfois fatiguant; il annonçait les prix précis sur tout, ce qui était invérifiable et sans interet: tel hotel ou restaurant á Manille avait couté tant, son terrain en bord de mer coutait tant, la digue pour proteger son terrain de la mer allai lui couter tant..etc. Parfois, on rencontre des personnages qui fonctionnent comme cela, en vous donnant tous les prix.

Paulo, donc, avait participé avec l’entreprise italienne ENEL à la construction de la centrale de Creys-Malvile (on le croit); il aurait tenu un grand restaurant sur Makati  (on le croit moins), avant d’acheter une ferme á 20kms de là où il possédait des vaches !!! En ce moment, il restait sur son terrain de Pundakit á superviser quelque chose, mais quoi… P. carburait au gin et descendait 3 bouteilles de 33cl tous les jours -il en etait fier-, il commençait à 6h du mat jusqu’au soir par petites rasades.  »Paulo, c’est pas bon pour la santé », on lui disait. » C’est pas bon pour la santé, mais c’est bon pour moi », répondait-il, sur de son fait et la voix un peu pateuse. Sa femme lui téléphonait tous les jours pour lui demander de rentrer: il évoquait un probleme de moteur, un chantier à surveiller pour retarder le retour.

« Demain, il va falloir que je rentre  » disait Paulo   »oui, tu as interet car un jour elle va partir, ta femme » on lui disait.  »Celui qui prend ma femme, gare à lui; il ne connait pas les égyptiens… » répondait-il. Paulo, il avait aussi mange 50 huitres a Lingayen arrosees d’ une caisse de biere, rien que cela, faut-il le croire?  Des comiques comme Paulo, assis autour d’une table à refaire le monde, un verre à la main…on en croise plein ici. Kevin,lui, il aurait aimé qu’il vienne moins souvent mais c’était son gagne-pain.

Mika a grandi

C’est à ce moment-là… qu’arriva… le jeepney de TARLAC, bondé de personnes et de vivres. En descendit tout un groupe, des plus agés jusque aux plus petits  avec bagages, casseroles en alu, nourritures et boissons. Nous allions etre bon pour une séance de vidéoké: cela consiste à manger, boire et chanter en famille non stop pendant 24h. Nous allions etre cernés: le premier soir, epuisés par le décalage horaire, nous nous endormirons à quelques mètres des hauts parleurs  (et je ne me déplace pas sans les boules QUIES).

Le lendemain, tout ce petit monde se mit en branle progressivement des l’aube (4h-4h30) toilettes, ménage, cuisine. Ils avaient dormi éparpillés, les uns à meme le sol, les tables ou les bancs, d’autres dans des tentes montées sur la plage ; une famille avait loué un nipa et y avait dormi entassés. Qu’une chose á faire, fuir, trouver une occupation pour toute la journée, ce que nous ferons.

A notre retour, ils étaient encore lá mais on sentait que l’ambiance commencait á s’essoufler: le son du karaoké était devenu discordant, les bouteilles s’entassaient et on commençait á laver les casseroles en alu…A un moment donné, tout ce petit monde et sa batterie de casseroles regagnèrent le véhicule et le jeepney reprit le chemin de TARLAC, car Tarlac c’est pas à coté.

karaoké

C’est à voir, mais une fois seulement.

Karaoke: grand sport national avec la boxe et le Basket

regle d’or: ne jamais se moquer d’un participant car on n’est pas la pour bien chanter, mais pour s’amuser. Pour les europeens, c’ est assez dur, mais il faut accepter, nous sommes en visite.

Demain 13/12 depart en direction de Lingayen et les 100 iles.

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