VERS CATANDUANES VIA LE MAYON

Notre idée est de se rendre sur l’ile de Catanduanes, chaudement recommandé par un copain et par la meme occasion de voir le volcan Mayon. Mais pas de Mayon pour cause de nuages importants. Le Mayon est considéré comme un des plus beaux volcans de la planete, il présente des lignes parfaites, son nom voudrait dire  »beauté »; c’est le Fuji Yama des tropiques, la neige en moins. Il est surmonté d’un panache gazeux permanent et surveillé comme le lait sur la feu car  tres actif. C’est un volcan tueur, responsable de 74 morts lors de la dernière éruption dont une équipe de vulcanologues américains. Allez le voir sur le net, je n’ai pas d’image…

Le 21/01 avec le retour des nuages et de la pluie , nous débarquerons par le ferry de 13h (3heures de traversée) sur Catanduanes, grosse ile face au pacifique, en compagnie de Adam, notre surfeur israelien rencontré à Baler et retrouvé sur le ferry. Faute de transport et d’heure tardive, il nous faudra dormir à Virac, la capitale. Nous mangerons dans un superbe restaurant, joliment décoré: le  »Blossom », je vous le recommande. Nous gouterons aux pates et à la pizza pour changer du riz.

Le lendemain, nous nous leverons de bonne heure avec les nuages (il a plu pendant la nuit) et un début de crève; il faut dire que nous sommes entourés de gens qui toussent et éternuent. Nous prendrons le jeepney de 8h pour Puraran avec Adam et ses 2 planches (lui aussi débutait la crève); à 9h nous atteindrons notre but le Elena’s Majestics beach resort  et là ce sera épatant. 6 ou 7 bungalows basiques avec salle de bain; plat copieux, excellent et unique pour tous à 150p; vie familiale et amicale, en toute simplicité avec Aireen et Allan (la mère Elena étant décédée 3 ans auparavant) et les surfeurs.Le principe est simple et basé sur la confiance mutuelle; chacun a une fiche et la gère: tu consommes, tu marques sur ta fiche, apres on fait la note ensemble. On vient ici pour la  fameuse vague Majestic, une des plus belles du quartier et bien sur on parle, on pratique le surf.

notre modeste bungalow.....pour moi pas de surf

notre modeste repas aux langoustes

Les vagues, c’est comme le feu de bois dans la cheminée, c’est captivant surtout quand le soleil revient. Nous resterons 3 jours en compagnie d’anglo-saxons, d’un japonais enseignant au college de Virac et de notre ami Adam. On est un peu loin de tout comme souvent.

la vue depuis notre modeste bungalow

Le lendemain sera un bon jour pour le surf: tout le monde à l’eau á la première heure. Je les regarderais avec les jumelles négocier les vagues pendant 2h et parfois se faire exploser par elles: ils reviendront ravis et fatigués; un bon casse-croute , puis une bonne sieste…Le reste du temps, c’est lecture, partie de cartes, billard ou promenade. Je pousserais une pointe jusqu’à Barras le village le plus proche, sans intéret, question de marcher: 12 kms AR. Christine se reposera car fatiguée par une laryngite-trachéite.

Puraran beach et la vague Majestic

Catanduanes, c’est aussi le pays de l’abaka, une fibre tirée d’un bananier particulier, robuste, ne donnant pas de fruits…Une fois tissé, on peut en faire des vetements, des sacs ou des sandales…

abaka séchant sur la route

Adam, notre compagnon de route, a 24 ans; il fait toutes les bonnes vagues du pays avec son sac à dos et ses 2 planches de surf; et une carte des Phils uniquement, pas de guide car Adam ne lit que l’ hebreu, pas l’anglais ; il parle un anglais approximatif, mais il comprend et sait se faire comprendre; un peu l’espagnol, un tout petit peu de français car sa mère est française et il a des oncles en france. Quand il veut des renseignements du Lonely Planet, on les lit et il les transcrit en hebreu sur un bout de papier et il se débrouille avec ça. Et tout le reste à l’avenant… pas mal, non?

Au bout de quelques jours, il ne restera que Adam et nous 2; il nous faudra dire au revoir à la fine équipe. Adam vers Legaspi pour faire prolonger son visa, nous vers la presqu’ile de Caramoan,  pas loin de là, il parait que c’est pas mal. Adam embrassera Christine comme du bon pain, bientot elle pourra tenir une boulangerie.

la fine équipe

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