VERS SAMAR ET DALUPIRI

Depuis Maripipi, nous envisagerons la possibilité de nous rendre directement à Calbayog sur Samar pour éviter de revenir en arriere et gagner du temps et des kms. La manager du resort nous dira que c’ est possible, mais qu’ il n’ existe pas de ligne réguliere: il  faut pour cela se rendre à l’ ile voisine de Milagro et là essayer d’ attraper un transport régulier vers Calbayog. Elle est capable de nous organiser le voyage avec la banka de l’ hotel vers Almagro pour 800p, somme correcte que nous accepterons; mais il faudra se lever à ….2h30, partir à 3h pour une heure de traversée.  »Pas de probleme » on lui dit.  Je serais malgré tout surpris quand dans la soirée, le pilote démontera  l’ hélice et l’ arbre de transmission de notre embarcation.

périple Maripipi-Calbayog via Almagro et Santo Niño

Nous partirons, le 18/o1, à l’ heure dite par nuit noire, mer correcte, temps nuageux sans pluie, en compagnie de 3 marins dont l’un muni d’ une torche pour indiquer régulierement notre position. Le  »pétarou » ira bon train et nous toucherons, une heure plus tard,  Almagro encore complètement endormie . Une conversation s’ engagera alors dans la nuit, du style:  » ohé, de la cote , il y a quelqu’ un »-  »ouai, que veux-tu? »repondait une voix éloignée- » il y a un bateau pour Calbayog? »- »il est déja parti, de bonne heure… va voir au village à coté, peut etre… »

C’ est comme cela que nous suivrons la cote de village en village, mais il faudra se rendre à l’évidence: de bateau point…Plus qu’ une solution, se rendre à l’ile voisine de Santo Niño (petit saint local représentant l’enfant-Jesus)). A 5h30, nous finirons par toucher un port où on nous promettait un trajet regulier pour 7h. Notre équipage nous quittera une fois le jour levé, une fois persuadé que nous étions entre de bonnes mains: nous leur paierons un litre de kérosene en bouteille de coke (en l’absence de station de carburant, celui-ci est vendu dans des bouteilles de coca cola) pour qu’ ils puissent rentrer.

A 9h, nous serons à Calbayog, à 12h30 à Victoria en face de Dalupiri apres avoir suivi la cote de Samar par une bonne route agréable. Le soleil revenait.

Dalupiri ou San Antoño island fait partie de quelques iles au large du nord ouest de Samar, les guides en parlent peu: nous serons tout surpris de découvrir une belle ile, plate, peu fréquentée avec quelques plages blanches et un bon choix de logements. Nous nous installerons au Haven of Fun.

notre resort: le Haven of Fun

Des le premier jour, nous rencontrerons Craig  du Quinnysplace resort, un australien affable qui nous fera bien rire avec toutes ses aventures: son fils avait racheté une grande maison de couleur verte, donnant sur la plage et Craig s’employait à remettre en état les lieux; il avait deja rénové plusieurs chambres et on pressentait qu’il allait en faire quelque chose de bien.

plage principale de DALUPIRI

Le lendemain sera tres ensoleillé, nous louerons une moto pour faire le tour de l’ile: chemin ombragé, couvert de cocotiers et petits villages. C’est comme cela que nous rencontrerons vers 10h dans leur petite maison de vacances sans electricité, Martin junior Palacio ( des fameux Palacio Shipping Lines ) et sa femme Monet. Martin fera cueillir des noix de coco et nous  nous saoulerons d’eau et de pulpe de coco pour un moment. Nous passerons une heure agréable en leur compagnie en face de l’ile de Capul au large: le retraité et bavard Martin nous racontera qu’ils habitaient à Calbayog, mais qu’ils aimaient revenir dans leur petite maison pour se ressourcer, manger du poisson juste péché et boire de l’eau de noix de  coco juste cueillie. Ils nous ferons promettre de revenir….

Famille Palacio

Nous découvrirons au cours du périple de grands fours à faire sécher le coprah; jusqu’alors nous avions toujours vu le coprah sécher au soleil.

Revenus vers 13h, nous irons manger au Quinnis un Bicol express, plat régional au lait de coco, accompagné d’un verre de vin australien (80p le verre si cela vous tente). Apres 3 semaines sans boire une goutte de vin, on n’a pas pu résister.

CABANA

Le lendemain, 20/01, grand soleil,  en partance vers l’ile de Catanduanes, région de Bicol: petit déjeuner au Quinnys à 7h, je tenterais le porridge à la banane , Christ le pain perdu de Craig, nommé ici  » french toast » ; nous sommes plombés et prets pour une longue route. Craig embrassera Christine comme du bon pain.

DALUPIRI & CAPUL

Traversée jusqu’à Allen avec une mer d’huile, la première…Sur le ferry pour Matnog (sud de Luzon) , Christine se fera copine avec Lourdes, une pinoy célibataire et dégourdie de l’ile de Capul qui se rendait à la banque à Sorsogon; elle travaillait dans le coprah, une des premières productions de l’archipel. Nous serons invités sur Capul : « tu logeras à la maison, tu as juste à me téléphoner un peu à l’avance pour que je fasses les courses ». Sur, on reviendra, Samar c’est plaisant: il y a encore des choses à découvrir. Nous quitterons Lourdes à Sorsogon avec toutes ses coordonnées: elle embrassera Christine comme du bon pain, 2eme fois dans la journée.

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