DERNIERE SEMAINE: REPOS SUR TALIPANAN

Pour la dernière semaine, nous avions projeté d’aller sur l’ile de Marinduque. Mais au moment du départ, apres une mauvaise nuit due à la rhino-pharyngite-laryngite…je n’ai pas eu le courage de prendre la route pour 7h encore vers cette ile assez éloignée. Nous partirons donc pour Puerto Galera, déja visité mais avantageusement accessible en 3-4h.

Nous résiderons au Mountain Beach resort dans un quartier que nous aimons bien, les dernières plages vers l’ouest: Tamaraw, Aninuan et Talipanan beachs. Nous ne changerons plus de lieu. Directement sur la plage, avec le soleil et la brise de mer. A peu près seuls; nous tenterons d’engager la conversation avec nos voisins hollandais, très britishs mais sans grand succès.

plage de White Beach et haut loin Talipanan

Dès le premier soir, nous fonçerons chez Lucas manger une pizza: il a la réputation d’etre la meilleure pizzéria de toutes les Phils; nous adorons la cuisine de Lucas, rarement déçus. Les jours s’écouleront doucement: repos, plage, baignade, promenade, lecture…A cette occasion la lecture du roman  »Le club des incorrigibles optimistes »  de  Jean Michel GUENASSIA sera un vrai régal. Je vous le recommande.

notre coin petit dej au Mountain Beach resort

Nous ferons quelques belles promenades le long de la plage et quelques découvertes comme le TRIBAL HILLS  resort sur Aninuan, récemment construit et dominant les plages, ainsi que El GALLEON BEACH resort sur la plage de Small la Laguna, de belle facture, à partir de 2200p la nuitée. Prendre un pot au BADLAZ, directement sur le port de P Galera, une consommation ou un plat au Puerto Galera Yacht Club peuvent se réveler des moments agréables.

vue du Tribal Hills resort

Lire la suite

LA CORDILLERE ET MOUNTAIN PROVINCE/LUZON: on n’ira pas.

Le 17/02: départ pour le nord vers la cordillère et les rizières en terrasses, une des merveilles du monde; nous espérons un temps propice.

Nous avons loué une voiture pour une semaine et quitterons Manille  le 17/02 à 6h du mat pour Baguio; circulation un peu difficile dans la première 1/2h; le temps annoncé est désastreux pour la saison: couvert avec pluie pour plusieurs jours. La voiture est une Toyota  Vios 1,3l de 2007 avec 80000kms, bien entretenue, aux vitres extra-fumées comme ça se fait aux Phils, de ce fait nous avons eu du mal à nous y habituer : Christine a dit qu’elle avait l’impression d’etre dans un cercueil et moi j’avais l’impression de conduire dans la nuit, au début je conduisais vitres ouvertes pour y voir clair.

Nous mettrons malgré tout 6h30 pour atteindre Baguio, à 250kms. Baguio, 300000hab et plus, 1490m d’altitude, température fraiche, activité débordante; à Baguio toutes les rues sont en pente, on ne connait pas le plat, il faut savoir démarrer en cote sinon on ne vient pas ici. Par ailleurs que vient-on chercher dans la ville des 1000 collines? Ville de villégiature, on vient y chercher la fraicheur; elle est réputée pour ses fruits variés, fraises, framboises, myrtilles,raisins, oranges..etc..son chocolat,son mountain coffee… ses fleurs et l’artisanat des peuplades des montagnes: tissus, travail du bois, du raphia..etc. Faire le marché couvert de Baguio vaut vraiment le coup. On achetera aussi un parapluie car la pluie est toujours là.

BAGUIO et les pins de Benguet

Lire la suite

MANILLE INSOLITE

ce taxi n’a pas l’air con comme on pourrait le croire, mais possède l’airconditionné.

Le Marshal fait les poubelles

Patisserie de luxe

Logo de restaurant dans Greenbelt

Boulangerie dans Greenbelt

Restaurant et bar

L’église de Quiapo de style mexicain

le Nazaréen noir, nous le toucherons

le Nazaréen noir, nous le toucherons comme tous ses adorateurs

 

Marché de Quiapo

P1000237

cuisine de rue sur feuilles de bananier vers Quiapo

chinoiseries....dans le quartier chinois

chinoiseries….dans le quartier chinois

grande champangne ou jus de pomme, comment jouer avec les mots dans le quartier chinois

grande champangne ou jus de pomme, comment jouer avec les mots dans le quartier chinois

habitats précaires

autre logo, j’aime les bars. y en a plus à Cubjac

 

 

 

 

 

 

 

LA PENINSULE DE CARAMOAN

Encore une fois, nous émettrons l’idée de rejoindre Caramoan par un spécial trip en traversant le canal de Maqueda, ce qui fait un sacré raccourci. On nous avait dit que c’était possible depuis le village de Codon, situé á l’ouest de San Andres, mais il n’existe pas de navette régulière. Revenir sur Tabaco pour rejoindre la péninsule ferait un long trajet.

carte de Catanduanes et Caramoan

Nous serons donc à Codon le 25/01 à 13h par un temps moyen  et nous tenterons de négocier le bateau pour 1300p; impossible, il nous faudra donc prendre un bateau de pêcheur pour 1500p. Il y  a quand même près de 2h de traversée, c’est mérité; mais on tente toujours, à savoir que le marchandage se pratique aux Phils, sans trop insister.

La mer étant un peu formée, accompagnés de nos deux pêcheurs, nous arriverons bien mouillés au port de Guijalo malgré notre plastic de protection mais pas nos bagages. Encore un petit effort et 12kms de tricycle pour atteindre la côte est de la péninsule à Paniman ; et là , désolation: une  mer démontée , une eau troublée, un vent soutenu, des nuages noirs, un temps frais qui nous forcera à mettre nos polaires. Nous finirons par trouver une simple chambre à notre goût, direct sur la plage. Peu de touristes dans les environs.

notre hébergement à Paniman

vue de notre hébergement, nous dormirons au fond à l’ étage en toute simplicité

En plus, les américains étaient en train d’installer la logistique du prochain SURVIVOR, donc il passait régulièrement de gros camions dans ce village de pêcheurs. En effet,  Caramoan fut découvert en premier par les français pour tourner des épisodes de Koh Lanta, l’endroit riche en îles calcaires isolées semble propice pour jouer à Robinson ; depuis toutes les télés du monde défilent pour tourner leurs  propres émissions. Tout cela  déclenchera un essor touristique et quelques resorts classieux s’installeront sur les plus belles plages; maintenant on y vient pour aller d’île en île vierge au sable blanc en louant un bateau, surtout à la belle saison. A noter, sur notre plage, toutes les embarcations sont sponsorisées par la bière San Miguel, la bière des Philippines.

C’était aussi notre plan de nous promener d’île en île, mais différents évènements viendront le contrarier: le mauvais temps persistent, l’état de santé de Christine fatiguée par une toux tenace, les drivers de tricycle menteurs et roublards, un mauvais repas… viendront à bout de notre résistance.

basse pression sur Caramoan

Après une dernière nuit pluvieuse, nous prendrons le chemin de retour vers Manille. Caramoan ne sera pas notre endroit préféré lors de ce périple, assez loin de tout, peu facile d’accès, un cul de sac en fait; avec une mauvaise impression de Survivor qui semble provoquer peu de retombées auprès des locaux. A revoir par un temps meilleur: avril et mai seraient plus propices…

Il nous faudra rejoindre Naga, première grande ville pour attraper le bus de 12h30: nous arriverons 10h plus tard à Manille par une route en assez mauvais état; la diffusion du film Avatar dans le bus fera passer le temps. Des Naga, le soleil refera son apparition…ne vous moquez pas. Le temps change vite ici.

Un moment amusant: dans le bateau, une dame filipina nous demandera  »êtes-vous français? » – oui; nous apprendrons qu’elle travaillait à Genève, qu’elle connaissait le Jura, le pays de Gex, Fernay, surtout le Champion et le LIDL de Fernay où elle venait faire les courses car moins cher. Je la crois: les Suisses, ils viennent maintenant faire les course aux Rousses et Pontarlier. Ils étaient gens de maison, l’un à Morges près de Lausanne, les autres à Genève et commençaient à maîtriser le français…amusant non!! pas vraiment. J’ adore ces rencontres . Ils étaient en vacances et rentraient en Suisse les jours suivants…moins drôle. Ils semblaient satisfaits de leurs conditions en Suisse.

Après ce périple d’un mois….GOOD MORNING MANILA.

VERS CATANDUANES VIA LE MAYON

Notre idée est de se rendre sur l’ile de Catanduanes, chaudement recommandé par un copain et par la meme occasion de voir le volcan Mayon. Mais pas de Mayon pour cause de nuages importants. Le Mayon est considéré comme un des plus beaux volcans de la planete, il présente des lignes parfaites, son nom voudrait dire  »beauté »; c’est le Fuji Yama des tropiques, la neige en moins. Il est surmonté d’un panache gazeux permanent et surveillé comme le lait sur la feu car  tres actif. C’est un volcan tueur, responsable de 74 morts lors de la dernière éruption dont une équipe de vulcanologues américains. Allez le voir sur le net, je n’ai pas d’image…

Le 21/01 avec le retour des nuages et de la pluie , nous débarquerons par le ferry de 13h (3heures de traversée) sur Catanduanes, grosse ile face au pacifique, en compagnie de Adam, notre surfeur israelien rencontré à Baler et retrouvé sur le ferry. Faute de transport et d’heure tardive, il nous faudra dormir à Virac, la capitale. Nous mangerons dans un superbe restaurant, joliment décoré: le  »Blossom », je vous le recommande. Nous gouterons aux pates et à la pizza pour changer du riz.

Le lendemain, nous nous leverons de bonne heure avec les nuages (il a plu pendant la nuit) et un début de crève; il faut dire que nous sommes entourés de gens qui toussent et éternuent. Nous prendrons le jeepney de 8h pour Puraran avec Adam et ses 2 planches (lui aussi débutait la crève); à 9h nous atteindrons notre but le Elena’s Majestics beach resort  et là ce sera épatant. 6 ou 7 bungalows basiques avec salle de bain; plat copieux, excellent et unique pour tous à 150p; vie familiale et amicale, en toute simplicité avec Aireen et Allan (la mère Elena étant décédée 3 ans auparavant) et les surfeurs.Le principe est simple et basé sur la confiance mutuelle; chacun a une fiche et la gère: tu consommes, tu marques sur ta fiche, apres on fait la note ensemble. On vient ici pour la  fameuse vague Majestic, une des plus belles du quartier et bien sur on parle, on pratique le surf.

notre modeste bungalow.....pour moi pas de surf

notre modeste repas aux langoustes

Les vagues, c’est comme le feu de bois dans la cheminée, c’est captivant surtout quand le soleil revient. Nous resterons 3 jours en compagnie d’anglo-saxons, d’un japonais enseignant au college de Virac et de notre ami Adam. On est un peu loin de tout comme souvent.

la vue depuis notre modeste bungalow

Le lendemain sera un bon jour pour le surf: tout le monde à l’eau á la première heure. Je les regarderais avec les jumelles négocier les vagues pendant 2h et parfois se faire exploser par elles: ils reviendront ravis et fatigués; un bon casse-croute , puis une bonne sieste…Le reste du temps, c’est lecture, partie de cartes, billard ou promenade. Je pousserais une pointe jusqu’à Barras le village le plus proche, sans intéret, question de marcher: 12 kms AR. Christine se reposera car fatiguée par une laryngite-trachéite.

Puraran beach et la vague Majestic

Catanduanes, c’est aussi le pays de l’abaka, une fibre tirée d’un bananier particulier, robuste, ne donnant pas de fruits…Une fois tissé, on peut en faire des vetements, des sacs ou des sandales…

abaka séchant sur la route

Adam, notre compagnon de route, a 24 ans; il fait toutes les bonnes vagues du pays avec son sac à dos et ses 2 planches de surf; et une carte des Phils uniquement, pas de guide car Adam ne lit que l’ hebreu, pas l’anglais ; il parle un anglais approximatif, mais il comprend et sait se faire comprendre; un peu l’espagnol, un tout petit peu de français car sa mère est française et il a des oncles en france. Quand il veut des renseignements du Lonely Planet, on les lit et il les transcrit en hebreu sur un bout de papier et il se débrouille avec ça. Et tout le reste à l’avenant… pas mal, non?

Au bout de quelques jours, il ne restera que Adam et nous 2; il nous faudra dire au revoir à la fine équipe. Adam vers Legaspi pour faire prolonger son visa, nous vers la presqu’ile de Caramoan,  pas loin de là, il parait que c’est pas mal. Adam embrassera Christine comme du bon pain, bientot elle pourra tenir une boulangerie.

la fine équipe

VERS SAMAR ET DALUPIRI

Depuis Maripipi, nous envisagerons la possibilité de nous rendre directement à Calbayog sur Samar pour éviter de revenir en arriere et gagner du temps et des kms. La manager du resort nous dira que c’ est possible, mais qu’ il n’ existe pas de ligne réguliere: il  faut pour cela se rendre à l’ ile voisine de Milagro et là essayer d’ attraper un transport régulier vers Calbayog. Elle est capable de nous organiser le voyage avec la banka de l’ hotel vers Almagro pour 800p, somme correcte que nous accepterons; mais il faudra se lever à ….2h30, partir à 3h pour une heure de traversée.  »Pas de probleme » on lui dit.  Je serais malgré tout surpris quand dans la soirée, le pilote démontera  l’ hélice et l’ arbre de transmission de notre embarcation.

périple Maripipi-Calbayog via Almagro et Santo Niño

Nous partirons, le 18/o1, à l’ heure dite par nuit noire, mer correcte, temps nuageux sans pluie, en compagnie de 3 marins dont l’un muni d’ une torche pour indiquer régulierement notre position. Le  »pétarou » ira bon train et nous toucherons, une heure plus tard,  Almagro encore complètement endormie . Une conversation s’ engagera alors dans la nuit, du style:  » ohé, de la cote , il y a quelqu’ un »-  »ouai, que veux-tu? »repondait une voix éloignée- » il y a un bateau pour Calbayog? »- »il est déja parti, de bonne heure… va voir au village à coté, peut etre… »

C’ est comme cela que nous suivrons la cote de village en village, mais il faudra se rendre à l’évidence: de bateau point…Plus qu’ une solution, se rendre à l’ile voisine de Santo Niño (petit saint local représentant l’enfant-Jesus)). A 5h30, nous finirons par toucher un port où on nous promettait un trajet regulier pour 7h. Notre équipage nous quittera une fois le jour levé, une fois persuadé que nous étions entre de bonnes mains: nous leur paierons un litre de kérosene en bouteille de coke (en l’absence de station de carburant, celui-ci est vendu dans des bouteilles de coca cola) pour qu’ ils puissent rentrer.

A 9h, nous serons à Calbayog, à 12h30 à Victoria en face de Dalupiri apres avoir suivi la cote de Samar par une bonne route agréable. Le soleil revenait.

Dalupiri ou San Antoño island fait partie de quelques iles au large du nord ouest de Samar, les guides en parlent peu: nous serons tout surpris de découvrir une belle ile, plate, peu fréquentée avec quelques plages blanches et un bon choix de logements. Nous nous installerons au Haven of Fun.

notre resort: le Haven of Fun

Des le premier jour, nous rencontrerons Craig  du Quinnysplace resort, un australien affable qui nous fera bien rire avec toutes ses aventures: son fils avait racheté une grande maison de couleur verte, donnant sur la plage et Craig s’employait à remettre en état les lieux; il avait deja rénové plusieurs chambres et on pressentait qu’il allait en faire quelque chose de bien.

plage principale de DALUPIRI

Le lendemain sera tres ensoleillé, nous louerons une moto pour faire le tour de l’ile: chemin ombragé, couvert de cocotiers et petits villages. C’est comme cela que nous rencontrerons vers 10h dans leur petite maison de vacances sans electricité, Martin junior Palacio ( des fameux Palacio Shipping Lines ) et sa femme Monet. Martin fera cueillir des noix de coco et nous  nous saoulerons d’eau et de pulpe de coco pour un moment. Nous passerons une heure agréable en leur compagnie en face de l’ile de Capul au large: le retraité et bavard Martin nous racontera qu’ils habitaient à Calbayog, mais qu’ils aimaient revenir dans leur petite maison pour se ressourcer, manger du poisson juste péché et boire de l’eau de noix de  coco juste cueillie. Ils nous ferons promettre de revenir….

Famille Palacio

Nous découvrirons au cours du périple de grands fours à faire sécher le coprah; jusqu’alors nous avions toujours vu le coprah sécher au soleil.

Revenus vers 13h, nous irons manger au Quinnis un Bicol express, plat régional au lait de coco, accompagné d’un verre de vin australien (80p le verre si cela vous tente). Apres 3 semaines sans boire une goutte de vin, on n’a pas pu résister.

CABANA

Le lendemain, 20/01, grand soleil,  en partance vers l’ile de Catanduanes, région de Bicol: petit déjeuner au Quinnys à 7h, je tenterais le porridge à la banane , Christ le pain perdu de Craig, nommé ici  » french toast » ; nous sommes plombés et prets pour une longue route. Craig embrassera Christine comme du bon pain.

DALUPIRI & CAPUL

Traversée jusqu’à Allen avec une mer d’huile, la première…Sur le ferry pour Matnog (sud de Luzon) , Christine se fera copine avec Lourdes, une pinoy célibataire et dégourdie de l’ile de Capul qui se rendait à la banque à Sorsogon; elle travaillait dans le coprah, une des premières productions de l’archipel. Nous serons invités sur Capul : « tu logeras à la maison, tu as juste à me téléphoner un peu à l’avance pour que je fasses les courses ». Sur, on reviendra, Samar c’est plaisant: il y a encore des choses à découvrir. Nous quitterons Lourdes à Sorsogon avec toutes ses coordonnées: elle embrassera Christine comme du bon pain, 2eme fois dans la journée.

VERS BILIRAN ET MARIPIPI

Dimanche 15/01,temps toujours nuageux et lourd: après une nuit à Ormoc, nous filons vers Biliran par le premier bus; nous atteindrons Naval, capitale de l’ile de Biliran vers 12h30 et notre hébergement l’Agta beach resort peu apres par minivan; nous oublierons notre guide des philippines dans le minivan; il nous faudra sauter sur une moto pour aller au village suivant pour essayer de le récuperer ce qui se fera sans trop de mal. Sans notre guide, nous sommes perdus.

L’Agta beach resort est triste comme mes genoux: quelques chambres disposées autour d’un bassin à tilapias donnant sur une plage quelconque; nous sommes seuls, loin de tout; nous avions meme cru que le resort était fermé, le propriétaire vivant dans une maison séparée. L’établissement voisin, le VCR resort, n’est pas mieux. En fin de journée, il tombera des cordes. Au diner, un poulet grillé famélique gros comme le poing, posé tel que dans une assiette ponctuera la soirée. Je ne crois pas que nous nous attarderons dans un si bel endroit. De plus il tombera des cordes toute la nuit.

Le lendemain est un autre jour: le soleil sera présent et ça change tout.  »Vous partez deja? » dira la proprio. He oui, ma belle…ce n’ est pas ton triste poulet grillé qui nous retiendra. Maintenant, direction Maripipi island à deux encablures.

Maripipi

L’arrivée sur l’ile est superbe: c’est une petite ile montagneuse avec une écharpe de nuage sur le sommet (924m) et un seul hébergement réferencé dans notre guide. Le personnel du bateau  très accueillant voudra à tout prix nous faire une remise de tarif; allez savoir pourquoi mais ça ne gache rien. Comme me disait mon voisin:  » Welcome, Maripipi is very safe, no crime, no delit  ».

Maripipi, une seule voie en ciment en fait le tour; pas de voitures, tout déplacement en moto uniquement. Dans un virage, nous apercevrons un spectacle inattendu: un chien, ficelé par les pattes avant et arrière, était attaché encore vivant entre  deux arbres;  un homme tentait de l’égorger sans se faire mordre. Cette scène confirmera ce que nous avions entendu dire: les philippins mangent bien du chien.

á Napo beach resort, il y a de la couleur

Nous serons bien au Napo Maripipi resort: que nous et le personnel qui fera tout pour nous faire plaisir. Bonne cuisine dont un kinilaw de fleur de bananier. Nous ferons deux sorties à pied, l’une vers les sources voisines de Viga (bains et laverie) , l’autre vers la capitale à 6kms; au retour, arret sur la plage de Condol , une des seules plages de l’ile, pour profiter de la mer et du soleil.

plage blanche à Condol beach

En dehors de la plage et de la montagne, on ne peut pas faire de folies sur Maripipi: pas de boutiques, pas de banque, pas de marché, pas de bar-restaurants… et pas de boites de nuit. Plutot lecture et repos. Mais cela reste tout a fait recommandable; un conseil: n’amenez pas votre chien.

LES CAMOTES

En arrivant sur les Camotes, un groupe de 3 îles (Ponson, Poro et Pacijan d’est en ouest, les 2 dernières étant reliées par route ) , nous découvrirons les îles les plus propres, les plus coquettes jamais visitées. Il y a ici une réelle volonté, politique, écologique et populaire, de maintenir le charme des lieux: éducation de la population, plantation d’arbres par milliers, ramassage des ordures…Ce qui montre que  »quand on veut, on peut ». Tous les jours nous assisterons à des séances  de désherbage collectif, binage, bouturage et autres entretiens de caniveaux…Des arbustes, des fleurs, des petites barrieres en bambou peint en blanc ou naturel, partout. Il existe même un concours fleuri inter-barangays  ( barangay=unité de base administratif, pourrait correspondre à un quartier en France).

petit dej maison chez Andrea

Le temps est encore nuageux, nous atterrirons à l’improviste chez Andrea, un italien chauve, au Bella Vista Mare dans le quartier de Santiago: comme déja raconté ailleurs, Andrea était tres préoccupé par l’ éducation de son fils métissé qu’il portait toute la journée dans ses bras ; il occupait une de ses chambres à louer avec sa petite famille; sinon peu de touristes en dehors de nous et un germain. Andrea ne faisant pas à manger ( ni ptit dej ni repas) sur ses conseils, nous prendrons nos repas sur la plage, dans une cabane tenue par une famille pinoy sympa, efficace et en plus bonne cuisine à pas cher: kinilaw de poisson, poisson cru à la philippine, au vinaigre,  ciboule et gingembre (1,20e si ça vous tente). Nous y croiserons Michael et Camille, un jeune couple franco-américain mignon comme tout, volontaires dans un orphelinat en Chine…

Nena’s, notre cantine sur la plage de santiago: excellente cuisine familiale

Nous louerons, le jour suivant, une moto pour tourner un peu sur l’île – peu de circulation, le soleil ayant réapparu après une nuit de pluie: visite de plages, grotte avec rivière souterraine, promenade jusqu’ à une petite île de pêcheurs pour passer un moment (Tulang isl ).

Santiago bay, plage et hotels

Santiago bay, plage et hotels

Nous mangerons dans une cantine sur la plage assez modeste et nous discuterons avec la proprio tres sympa et parlant un bon anglais: elle nous demandera si nous étions des missionnaires ( question déja posé à une autre occasion). Je répondrais non et demanderais pourquoi. C’est ainsi que nous apprendrons que nous avions le visage particulièrement doux et bon ce qui faisait songer aux missionnaires….ne riez pas. Je vais finir missionnaire un jour !!

rivière souterraine et baigneurs

rivière souterraine et baigneurs, eau limpide

Nous serons rattrappés le vendredi 13/01 par le bruit; pas de chance, un mariage s’installera sur la plage au pied de notre hotel, c’est à dire sono et basses à fond non-stop de 18h jusqu’à 9h le lendemain matin. Nous irons jeter un oeil au petit matin: la sono marchait toute seule, quelques jeunes dormaient éparpillés sur la plage et les barques. A 10h, les mariés et les invités arriveront pour attaquer le banquet: cochon de lait roti, roti de porc à l’ananas, gateau de mariés, le tout arrosé de coca cola; toute la plage était invitée à manger le cochon à la broche; nous aussi. Mais craignant une seconde nuit sans sommeil malgré l’endroit enchanteur, nous avons préféré prendre la fuite.

10 h du matin: les 3 grâces attaquent le cochon à la broche

Nous espérons repartir  via Tudela par un probable bateau vers 13h. Le bateau Junmar finira bien par arriver à 13h30: en descendront 3 scandinaves, la mère et la fille accompagnées du grand-père amaigri et chancelant sur le quai et faisant suivre en pieces détachées …un VTT; échangeant quelques mots nous apprendrons qu’il s’agissait de l’engin du papy, fou de vélo. C’est dingue ça…de se déplacer avec son vélo depuis si loin.

Le Junmar relie Tudela à Ormoc via Ponson.

les scandinaves descendant du Junmar

Nous avions émis l’idée de passer la nuit à Pilar sur l’ile la plus à l’est, celle de Ponson; mais devant un accostage assez difficile cause mer agitée, un petit village sans plage et peut etre sans logement, nous préférerons poursuivre le voyage en direction d’Ormoc sur Leyte que nous toucherons avant la nuit.

 

Il nous faudra revenir aux Camotes pour approfondir la visite mais sans le bruit, la population étant particulièrement douce et accueillante. Encore un endroit que nous avons adoré. Pour les voyageurs, ciblez le quartier de Santiago où se trouvent les plus belles plages. Il est plus aisée d’ arriver par le port de Consuelo et San Francisco, le chef-lieu est assez sympa.

CARTE DES CAMOTES

Nous quitterons Bantayan pour Danao pour pendre la direction des Camotes, composés de 3 iles: Pacijan, Poro et Ponson islands. Nous quitterons les Camotes par Tudela pour Ormoc via Pilar. Les bateaux utilisés seront ferry puis grosse bangka soit 3h, puis 3h3o de transport. Mer creuse en général.

A Danao, à signaler, belle église espagnole.

les iles Camotes

 

 

 

 

 

 

 

VERS LE SUD: BANTAYAN ISLAND

Nous aurons beau faire, malgré des changements réussis, nous n’arriverons pas être performants: partis à 6 h de Carabao, nous atteindrons Escalante, sur l’ ile de Negros à plus de 19 h et dormirons en ville. Il faut dire que lors de la traversée de l’ile de Panay, notre bus faisait du 30km/h de moyenne et se mettait en roue libre à la moindre occasion; en plus , le superviseur de la compagnie nous arrêtait régulièrement et nous laissait repartir après avoir consulté son horloge: il fallait respecter les horaires. Du délire. Nous ne croiserons pas beaucoup de faces blanches, seulement une jeune allemande sympa qui se rendait sur Malapuesca; prenant des motos dans des directions différentes, nous la perdrons rapidement de vue.

Sudoku sur le ferry

A Escalante, nous connaîtrons encore un épisode délirant comme on en rencontre parfois aux Phils: prenant des renseignements depuis notre hôtel pour traverser le détroit entre Negros et Cebu, quelqu’un nous soutiendra (communications téléphoniques à l’appui) que les ferries n’existaient plus, détruits par le dernier typhon et nous encouragera fortement de nous rendre au port suivant. Nous irons au port de la ville vérifier les renseignements: en fait , il existait bien un ferry à 1o h qui arrivera tranquillement avec une demi -heure de retard, pleins de bus pour Manille car ici, c’est un lieu de traversée important sur la grande voie CEBU-MANILLE. Essayez de comprendre quelque chose!!!

temps très gris, plage blanche sur Bantayan

Après un jour et demi de voyage, nous atteindrons enfin  dans la soirée Bantayan et nous logerons sur Santa Fe chez notre ami Denis au COUCOU BAR, toujours accueillant; le lit y est bon et la cuisine délicieuse. Nous adorons cet endroit. C’est Santo  Niño et la fête bat son plein, carillon, messe avec haut-parleurs; la pluie, torrentielle, sera aussi de la partie. Le bruit est un élément caractéristique de la vie philippine et les boules Quies rendent service. Nous irons aussi saluer et bavarder avec Eric, le roi de la glace, au  » Petit bonheur ».

robuste tricycle de bantayan

les robustes tricycles de Bantayan

Le 11/01, le temps se levant , nous tenterons une promenade sur l’ile en moto mais nous n’échapperons pas une rincée entre 16-17h . Bantayan Island, 71000 hab,… nous nous y plaisons, la vie y est douce , les gens paisibles et amicaux; Santa Fe où nous résidons, c’est comme un petit village de province. Tout le monde se connait. La vie touristique est concentrée ici mais pas trop: quelques hébergements, des restaurants, des bars, une activité nocturne mais sans plus; et aussi un petit marché et quelques magasins. Possibilité de location de motos et vélos . Le tout entouré par une plage de plusieurs kilomètres.

A Bantayan, mon argent est bien gardé

Prochaine destination: les Camotes.